LUDOVIC LIGNON

Du hasard dans l’art je retiens essentiellement John Cage et François Morellet.

Ensuite on trouve un effet de mode de l’utilisation de pseudo « random » dans les dispositifs d’artistes, un recours assez facile à l’aléatoire simulé qui ne m’a jamais intéressé. De mon côté, j’ai lancé en parallèle des suites d’évènements (lumineux et sonores) avec des temporisations strictes qui n’ont habituellement surtout rien d’aléatoire. Suite à Cage et Morellet, ce parallélisme en plusieurs couches indépendantes m’a aidé à travers la complexité à dépasser ma propre maîtrise.

Ce n’est que par la suite, en 2003, avec les Bichromes RVB, que je me suis penché précisément sur le hasard, mais dans le sens: qu’est-ce que c’est vraiment ? En physique, en mathématiques ?

J’ai conclu que le hasard devenait un référent physico-mathématique aussi important que l’espace ou le temps.