Pierre BURAGLIO

Buraglio à Valence.

On pense à un retour, mais ce n’est pas cela, on pense plutôt à une couleur, celle des ciels, à un bleu qui ne l’a jamais quitté. Certes, il fut ici et pendant de nombreuses années professeur à l’Ecole des Beaux Arts, il exposa en 1985 et en 2005 au Musée, mais c’est ce bleu si particulier que l’on retrouve avec bonheur, cette couleur de l’azurite ou des lapis lazuli broyés qui ont produit le bleu de la Renaissance, et que lui aussi a ramassé, par fragments, déchirures, agrafages, collages et découpages.

Sur tout support.

On le retrouve sur les plaques émaillées des Métro della Robbia, les paquets de Gauloises, dans l’envers des enveloppes déchirées et sur les traits au pastel gras de ses dessins. Un bleu fait du cuivre qui est en nous dit aussi son ami le poète Dominique Fourcade qui a souvent accompagné son travail, comme l’ont fait Marcel Cohen ou Hubert Lucot, récemment disparu, et qu’il a voulu faire revenir avec lui, ici à Valence, en hommage à l’ami, en témoignage de leurs très nombreux échanges et de leur fraternité, pour ne pas être seul.