JEAN MARC SAULNIER – CONTOURS ET DÉTOURS – DU 12 SEPTEMBRE AU 19 OCTOBRE 2019

La question du support est au cœur du travail de l’artiste. Il peut utiliser comme base un matériau porteur d’un motif et d’une histoire – tapisserie, toile cirée, tissu – au verso duquel il dessine. Ce support, comme une peau, zone de contact hypersensible entre le dedans et le dehors, véhicule une puissante charge émotionnelle. Il fait lien avec le mur, avec le passé, quand il est retrouvé dans la cave ou le grenier d’une maison familiale.

L’œuvre, dans sa dimension fragmentaire, aurait d’ailleurs une parenté avec le fonctionnement  mémoriel, à travers lequel, le souvenir, souvent parcellaire, est déplacé, recomposé et sublimé. De même, l’oubli joue ici un rôle essentiel, la perte du dessin initial est créatrice, porteuse de liberté, d’une poétique de la légèreté, d’un mystère où chacun peut se projeter.
La problématique du cadre est également récurrente. Les séries « Limites », « Hors limites » , « Hors cadre » font notamment référence et écho aux recherches de certains artistes du groupe Supports-Surfaces.

Il est aussi question du plein et du vide. Le réagencement des fragments découpés se fait toujours en laissant des trouées, des interstices qui rythment la surface. La porosité de l’œuvre crée une respiration intérieure, un passage qui ouvre les espaces, sans dessus-dessous, invite l’œil à des traversées de la peinture, inédites et jubilatoires.

 

D’après le texte de Martine Guillerm,

« Empreintes. Ombres, Composition, chemin, plan, parchemin »

 

Exposition du 13 septembre au 19 octobre 2019

Soirée de vernissage jeudi 12 septembre à 18h30